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Illustration éditoriale — une montre sur la table de chevet et une lumière calme avant le coucher

Petits dormeurs naturels : pourquoi on ne peut pas s’entraîner à moins dormir

Certaines personnes se contentent vraiment de quatre à six heures et se réveillent en forme. Ce que la génétique a découvert sur ces petits dormeurs naturels — et pourquoi ce n’est pas un mode d’emploi pour « raccourcir » son sommeil.

Relecture spécialisée: Marek Bdžoch

Les chercheurs décrivent des personnes rares qui ont, toute leur vie, tendance à ne dormir qu’environ 4 à 6 heures par nuit tout en se sentant reposées. On les appelle les petits dormeurs naturels. (Shi et al., Neuron 2019)

Cet article est une explication ; ce n’est pas un diagnostic ni un guide pour dormir moins.

Ce que signifie « sommeil court naturel »

  • Il ne s’agit pas de personnes qui se sont « entraînées », mais d’un trait présent toute la vie — dormir peu tout en se sentant reposé. (Shi et al., Neuron 2019)
  • Les chercheurs ont décrit le premier cas familial en 2009 : dans une petite famille avec deux personnes concernées, les porteurs de la mutation déclaraient dormir 6,25 heures en moyenne, leurs proches sans mutation 8,06 heures. (He et al., Science 2009)
  • En 2019, les chercheurs avaient identifié plus de 50 familles dont les membres ont besoin, toute leur vie, de moins de 6,5 heures de sommeil. (Shi et al., Neuron 2019)

Quels gènes ont été trouvés

  • DEC2 : des souris porteuses de la mutation humaine de ce gène restaient éveillées plus longtemps et dormaient moins. (He et al., Science 2009)
  • Selon une étude ultérieure, le DEC2 modifié freine moins le gène de l’orexine — une substance qui aide le cerveau à rester éveillé —, si bien que les souris en ont davantage. (Hirano et al., PNAS 2018)
  • ADRB1 : une mutation rare du récepteur β1 dans une autre famille de petits dormeurs ; les souris porteuses dormaient environ 55 minutes de moins par jour. Les neurones dotés de ce récepteur dans une zone du tronc cérébral (le pont dorsal) sont actifs pendant l’éveil et le sommeil paradoxal. (Shi et al., Neuron 2019)
  • Les auteurs rappellent toutefois que notre besoin de sommeil dépend probablement de nombreuses variantes dans de nombreux gènes — il n’existe pas un seul « gène du sommeil court ». (Shi et al., Neuron 2019)

Pourquoi cela ne veut pas dire que vous en êtes capable

  • NHLBI : les experts recommandent aux adultes de dormir 7 à 9 heures ; les adultes qui dorment moins de 7 heures peuvent avoir plus de problèmes de santé. (NHLBI — How Much Sleep Is Enough?)
  • Le NHLBI qualifie explicitement de mythe répandu l’idée qu’on peut apprendre à se contenter de peu de sommeil sans effets négatifs. (NHLBI — Sleep Deprivation and Deficiency)
  • Les personnes en manque de sommeil peuvent ne pas s’en rendre compte, selon le NHLBI, et penser qu’elles fonctionnent bien. (NHLBI — Health Effects)
  • Le manque de sommeil est associé aux maladies cardiaques, à l’hypertension, au diabète, à la dépression et aux blessures — par exemple dues à la somnolence au volant. (NHLBI — Sleep Deprivation and Deficiency)
  • Les auteurs de l’étude sur DEC2 et l’orexine écrivent que la plupart des gens ont besoin d’environ 8 à 8,5 heures pour se sentir bien et fonctionner au mieux — les petits dormeurs sont l’exception. (Hirano et al., PNAS 2018)

Comment savoir que vous dormez trop peu

  • Selon le NHLBI, le manque de sommeil se traduit par une grande fatigue dans la journée et par le fait de ne pas se sentir reposé et alerte au réveil. (NHLBI — Health Effects)
  • Peuvent s’y ajouter des difficultés à prendre des décisions, à résoudre des problèmes et à gérer ses émotions. (NHLBI — Health Effects)
  • Si vous vous reconnaissez ici, il est bien plus probable que vous manquiez de sommeil que vous fassiez partie des rares petits dormeurs naturels.

Quand consulter un médecin

  • Consultez votre médecin traitant si les troubles du sommeil persistent malgré des habitudes modifiées, durent des mois ou gâchent vos journées. (NHS — Insomnia)
  • Cette vérification de santé par IA n’est pas un examen médical. Cet article n’est pas un avis médical.

À retenir

  1. Les petits dormeurs naturels existent, mais ils sont très rares.
  2. C’est un trait présent toute la vie, en grande partie génétique — pas un entraînement.
  3. La plupart des adultes ont besoin de 7 à 9 heures.
  4. Une personne en manque de sommeil ne le remarque souvent pas elle-même.
  5. La fatigue diurne est un signal, pas la preuve d’un « gène du sommeil court ».

La génétique des petits dormeurs est fascinante — mais pour la plupart d’entre nous, la meilleure stratégie reste d’accorder au corps tout le sommeil dont il a vraiment besoin.

Nos sources

Références et lectures complémentaires. Les suggestions pratiques sont des pistes éditoriales, pas un plan de traitement personnalisé.

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